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Nous en avions déjà parlé ici :
https://montaurouxpourtous.com/2019/01/07/doleances/
maintenant pas mal de citoyens en ont parlé, ont écrit.

Mais , outre la multiplicité des doléances justement ( qui, on va le voir, se rejoignent pour l’essentiel, remarquons quelques points de « procédure » (appris par hasard en Mairie !)

A dater du 21 janvier , un site national est chargé de recueillir les doléances.

https://granddebat.fr/

Alors qui fera la synthèse ? La gestion, la remontée de ces doléances citoyennes sera donc faite par quelques (hauts?) fonctionnaires parisiens ? ? quelques stagiaires de l’ENA ?

Les Mairies ne sont en aucun cas chargées de faire une synthèse ou un récolement des doléances. Alors , à nouveau, qui ?

On nous dit (assez confidentiellement, convenons en …) que la BNF sera chargée de lire et numériser toutes les doléances déposées en mairies, et « collectées » par les préfectures. C’est vrai aussi que la BNF a acquis une formidable compétence en scannant et retranscrivant des dizaines de milliers d’ouvrages, y compris manuscrits et incunables… Mais quand même, parisianisme pas mort…

Il semble en effet, et à nouveau que , passant « du rond point à la table ronde », on ait « zappé » le rôle pourtant fondamental que les corps intermédiaires (et particulièrement les Mairies) ont à jouer dans ce débat. Et pas que là: dans tous les processus qui intéressent la vie quotidienne des Français.

Les élus (adjoints) de la Mairie eux même, interrogés, ne semblent pas devoir se considérer comme des citoyens, puisqu’ils « seront chargés du récolement  » ( je cite un adjoint interrogé à l’instant, en totale contradiction avec ce que j’ai appris cinq minutes avant!)) ; et donc ne devraient pas avoir à proposer quoi que ce soit dans ces cahiers… Ce qui en dit long sur la conception de ces élus qui ne se considèrent donc plus comme des citoyens ayant à s’exprimer ? Il est à noter qu’à l’exception d’un seul à ce jour, aucun élu local ne s’est exprimé sur le cahier de doléances de Montauroux. Là, c’est net.

Au delà de certains propos extrémistes sur la peine de mort, ou relevant de la manif pour tous, une certaine cohérence émane de tous ces écrits, que j’invite à venir consulter à l’accueil en Mairie; les filles de l’accueil sont adorables (comme d’ailleurs la quasi totalité du personnel municipal, on doit le dire !), les fauteuil accueillants, et les doléances révélatrices du malaise ambiant.

Relevons tout d’abord , et au niveau national, qu’un « sage » (et ce, sans préjuger de ses orientations « politiques »), Gérard LARCHER, président du Sénat, nous a bien prévenu : « la réalité du pays ce n’est pas celle décrite par les chaînes d’info en continu « (BFM TV…). « Il nous faut redécouvrir la France des territoires et les 550 000 élus territoriaux qui la font vivre »

On semble mal parti, sauf pour se faire confisquer les doléances exprimées.

Et c’est exactement, enquête faite, ce qui ressort de la « démission  » de la présidente du CNDP, CNDP dont les règles déontologiques permettaient d’estimer que le débat serait VRAIMENT la transcription raisonnée des doléances : (voir pj)


Or la CNDP garantissait 1/ la maîtrise du débat et liberté des sujets abordés et 2/ la gestion libre de la synthèse.

Or , est c’est au fond la raison du départ de Mme Jouano (sans parler de sa « rétribution » ), il a surtout été question que le gouvernement limite le débat à QUATRE sujets, ET gère SEUL la synthèse.

Même les Maires (pas le nôtre…) s’en émeuvent : voir l’Association des Maires de France :

https://www.amf.asso.fr/documents–les-associations-delus-demandent-que-debat-soit-rouvert-sur-tous-les-sujets-qui-fachent/39212

Analyse suit : le temps de reprendre les thèmes exprimés en Mairie. (ce qui, selon les « écritures », pourra prendre du temps …